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Le visage d’un ami

Avez-vous aussi cette sensation particulière ? Cette sensation de chaleur et d’ouverture ? Cette sensation que l’on ressent quand on voit le visage d’un ami ? Moi, je l’ai. C’est tellement particulier comme sensation que je l’ai appelé « l’ami ». Je suis toujours étonnée de la voir, en particulier avec les personnes avec lesquelles je suis un peu en froid (je ne suis pas si facile à vivre que cela).

Cela m’ouvre le coeur de voir un ami.

A l’instant, je ressens cela. Je suis seul. Enfin, seul au milieu de centaines de personnes. J’attends un avion à l’aéroport international de Zaventem. Cet avion va m’emmener voir de nombreux amis avec lesquels je me réjouis de passer une petite semaine, reclus, dans la montagne, à explorer l’ACT sous toutes ses coutures.

Mais ce n’est pas de penser à eux qui m’ouvre le coeur. Non. C’est de voir tous ces gens passer sur l’escalator horizontal. Vous voyez ? Ce petit chemin de fer qui nous porte d’un endroit à un autre, sans effort.

En voyant tous ces visages inconnus, je me suis dit :

« Et si c’était tous des amis ? ».

Mon coeur s’est ouvert en une fois.

J’ai éprouvé un sentiment fort et profond de gratitude de voir tous ces gens, vivants, aller et venir, quitter des proches et rejoindre des destinations importantes. Je me suis senti humain. Membre de la grande famille du vivant. Flippant, n’est-ce pas ?

Mes amis de la RFT me diraient que j’ai fait un cadrage hiérarchique (de mes références d’attachement ?).

C’est possible.

Ce qui en ressort est une profonde gratitude et un respect pour la vie, les êtres, les choses … et pour moi qui me permets de ressentir ça.

Sois la bienvenue Tristesse

Je ressens une profonde tristesse. Laissez-moi vous la présenter.

Elle est vibrante. Envahissante. Elle habite dans ma gorge et dans mon ventre. Je la connais bien. Cela faisait longtemps que je ne l’avais plus senti  aussi forte. La voilà qui remet le couvert. Une fois de plus.

Je pensais en avoir fait les frais suffisamment de fois pour en être quitte, mais non. La revoilà.

J’apprends chaque jour à mes clients à faire de la place à ce qu’ils ressentent, et, par empathie, je la contacte chaque jour. Je pensais avoir trouvé un moyen de la rendre utile, en me rendant plus humain. Mais on dirait que je n’avais pas totalement accepté sa présence et que la ressentir de temps en temps était un moyen de la contrôler, de « l’accepter » à moitié.

Je suis triste pour elle. Je suis triste pour ma tristesse de ne pas avoir vu à quel point il est difficile d’être celle qu’elle est, de n’avoir droit à la parole que quand je le souhaite et de ne pouvoir exister que quand elle est utile.

Ce n’est pas juste.

J’ai écris récemment un article sur la compassion pour sa tristesse. Etait-ce un signe ? Un message qu’elle m’envoyait ?

Je suis désolé tristesse. Pourras-tu me pardonner ? Puis-je te demander de faire un petit bout de chemin avec moi ? Je crois que j’ai besoin de toi aujourd’hui.

N’hésite pas à venir quand tu veux. C’est difficile de te voir arriver, mais lorsque tu passes le seuil de mon cœur, tu mets du bois dans l’âtre de mon âme. Quand tu ravives ainsi mon feu interieur, je vois plus distinctement ce qui est important pour moi.

Reste autant que tu veux, il y a une chambre d’ami et de quoi manger dans les armoires. Veux-tu un thé, un chocolat chaud ?

Sois la bienvenue Tristesse …